Street-Art à Bordeaux : découvrez le portrait de Jean Rooble. 2 août 2017 – Posté dans : Guide des bons plans culturels, Guide des spots street art

 

Comme vous l’avez compris, j’adore le street art et j’aime rencontrer et discuter avec les artistes que j’apprécie, afin d’en savoir plus sur eux… Alors, pour ce troisième portrait de Street Artiste à Bordeaux, je vous propose de découvrir le très talentueux et fort sympathique Jean Rooble.

Lorsque j’ai rencontré Jean Rooble, il était avec A-MO en train de faire une performance au cours Mably, lors du festival Bordeaux SO GOOD 2016. J’étais extrêmement heureuse de pouvoir enfin le rencontrer tant j’adore ses œuvres. En effet, la première fois que j’ai vu une peinture de Jean Rooble, c’était aux Bassins à Flots (Festival Shake Well) avec la représentation d’un jeune homme en arrêt sur image alors qu’il reçoit un coup dans la figure… Moi-même, j’ai reçu un coup dans la figure, ça, je peux vous l’assurer!! haha… Je suis littéralement restée scotchée devant l’œuvre sans bouger pendant quelques minutes! Hypnotisée quoi !

Allez, go, place à l’interview de Jean Rooble pour tout savoir sur lui et ses oeuvres!



Bonjour « Jean Rooble », peux-tu te présenter en quelques mots ?

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©Switlightgraff

Bonjour Céline bonjour à tous! Jean Rooble, 36 ans, graffeur, vit et travaille à Bordeaux.
Je fais partie des collectifs Les Frères Coulures et Transfert…

D’ailleurs il s’agit bien d’un blaze : « Jean Rooble » ? Tu peux nous expliquer ce choix?

J’ai ce blaze depuis 2003 environ mais j’en ai eu d’autres avant!
J’ai toujours trouvé mes pseudos par hasard, en bloquant sur un mot dans une phrase, dans une chanson, en noircissant les marges pendant les cours… En écoutant une conversation ou la radio…

C’est juste un prétexte pour travailler la lettre à la base… Puis on s’y habitue…

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©Switlightgraff

Tes œuvres sont incroyables de précision! On dirait des photographies, vraiment bravo! Tu as fait des études artistiques pour acquérir une telle technique ?

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©Jean Rooble x Odeg – SpringTime Delights Festival de la Rochelle

Merci! Et non… Enfin, j’ai squatté la fac d’Art Plastique pendant 3 mois mais ce n’est pas là que j’ai appris…
Je tiens mon coup de crayon de ma mère, et j’ai ensuite passé ma vie à dessiner, puis à refaire des bd, des mangas et enfin des photos au crayon… J’ai rapidement commencé à faire de même quand j’ai su à peu près peindre avec une bombe… Le reste c’est de l’acharnement. Mon premier perso « réaliste » date de 2001… L’auto-apprentissage est un peu plus long que le cursus classique!… Et ça continue.

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©Jean Rooble – Shake Well Festival – Bordeaux


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©Jean Rooble

 

Et du coup, combien de bombes utilises-tu pour une œuvre comme celle du Pont de Guit ?

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©Céline-My Bordeaux City guide

Eh bien, pour ce qui est du nombre de bombes, disons que la recherche autour des couleurs qui composent les différents types de peau est une partie importante de mon travail… Je peaufine ça depuis des années… Du coup, pour une peau de blanc-bec comme celle de mon modèle du pont du Guit (il se reconnaîtra 😉), j’ai environ 20 couleurs différentes… Plus toutes les couleurs du fond, des vêtements, etc… Que tu multiplies par la surface! Bref, oui, disons quelques-unes quoi… 😊

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©Alex Perret

Et d’où te vient ton inspiration pour commencer une oeuvre?

Aucune idée! Chaque peinture a un point de départ différent!
Une thématique, une rencontre, un souvenir, une idée notée dans un coin…
Généralement, la contrainte m’aide à sortir des sentiers battus, mais j’ai aussi besoin de me laisser porter par mes aspirations du moment…

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©Jean Rooble

Parlons un peu de Bordeaux… Tu as un endroit favori à partager avec nous, que ce soit un restaurant, un parc, un bar, un bon plan quoi?

Quelques restos pourquoi pas : le Chien de Pavlov, la Cagette, la Dame, le Nama, (Céline : « Oui oui, le Nama, j’aime bien et d’ailleurs vous pouvez aller lire mon  article sur ce restaurant, qui explique tout et donne vraiment faim! »)   Le M de Monbadon, chez Jean le midi, la Taupinière … Et aussi la fromagerie Deruelle…

Tu fais partie du collectif transfert, tu peux nous expliquer ce que c’est exactement?

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©Jean Rooble – Transfert#6

C’est un collectif d’artistes, monté en association depuis 2014, et qui est né de l’exposition du même nom.
Nous l’avons créé afin d’organiser des événements dans des lieux en transition (les Vivres de l’Art, commissariat Castéja ou encore l’ancien Virgin Megastore…) autour du graffiti, de l’installation et de la musique.

Cette année nous concentrons sur plusieurs événements de moins grande ampleur : le projet HLM#2, une exposition à Andernos et la clôture d’Agora avec Barbey…

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©Jean Rooble

Et l’expo transfert? Y aura-t-il une 7° édition cette année ?
Non non, Il n’y a pas d’exposition de prévue pour cette année.

Ok, merci pour l’info alors! 👌🏽 Et si l’on visite Bordeaux, où peut-on admirer tes œuvres, Jean Rooble?

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©Jean Rooble – VINIE X ODEG X JEAN ROOBLE X DOUDOU X TACK

Vous trouverez quelques murs visibles à Bordeaux Bacalan,

Ma peinture réalisée sur les hangars des bassins à flot pour Shakewell, (arrêt sur image d’un jeune homme ayant eu un coup)

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©Marianne Mr&Mrs Wheels


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©Jean Rooble

Le petit garçon qui cherche à vous effrayer rue Hortense à Bordeaux rive droite

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©Jean Rooble – Courtesy of R.Roe

…Ou le coup de fatcap de l’ami Meks sur une pile du pont du Guit à Bordeaux-Belcier…

Vous pouvez aussi aller voir mon site internet https://www.jeanrooble.fr/
et si vous voulez me contacter : rooblar@gmail.com

Merci « Jean Rooble » pour ce chouette échange! Très contente de t’avoir rencontré ! Avant de terminer, tu as un dernier petit mot à dire à nos lecteurs « My Bordeaux City guide » ?

Merci pour cette interview !
Oui juste une dernière petite précision, peindre c’est mon boulot, une bombe c’est environ 4€, et je n’utilise pas de pochoir. Voilà tout! 🙂 Merci encore à toi.

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©Max Dubois

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