Portrait de Stéphane Daure, un artiste à découvrir absolument à Bordeaux. 21 septembre 2017 – Posté dans : Guide des bons plans culturels, Guide des spots street art, Interviews

Portrait de Stéphane Daure, un artiste à découvrir absolument à Bordeaux.

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Pour ceux qui viennent de découvrir mon blog, je suis Céline, fervente passionnée de voyages, de photographie, d’art, et de Bordeaux et ses environs…

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J’aime rencontrer les gens et le partage de connaissances. J’ai donc créé à titre personnel mon blog, « My Bordeaux City Guide.com », voué à faire découvrir ma ville et ma région au travers de mes bons plans et des expériences que je vis. A la manière d’un guide de voyage, vous y trouverez plein d’informations sur de multiples thèmes : restaurants, visites, sports, musées, des bons plans insolites, en famille, des bons plans gratuits, sur l’Histoire, des découvertes de spécialités locales, ou encore des interviews de street-artistes… En sommes, tout plein d’informations pour vous aider à venir découvrir Bordeaux et le Sud ouest et ne rien manquer.
Puisque j’aime l’échange, je donne très régulièrement la parole sur mon blog à tous ceux qui le souhaitent, afin qu’ils partagent également leurs coups de cœurs, leurs découvertes et expériences à Bordeaux et autour. Ainsi, toute une communauté se crée et grandit autour de cette passion, au fur et à mesure des articles!

Je côtoie donc plein de gens et c’est ainsi que j’ai pu faire l’heureuse rencontre de Stéphane Daure. Au travers d’une interview-portrait, je vais donc vous présenter Stéphane, un artiste bordelais très talentueux… Un passionné lui aussi, qui mérite vraiment d’être connu! 😊👌🏽

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Bonjour Stéphane, pour commencer peux-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

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Bonjour Céline, Bonjour à tous. Je suis Stéphane Daure, j’ai 50 ans et je vis à Bordeaux depuis 20 ans maintenant. Je suis originaire de Béziers et je suis venu à Bordeaux à la fin de mes études de médecine. J’y vis avec ma femme et mes deux enfants et je suis maintenant psychiatre installé en libéral.

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A côté de mon métier, j’ai développé une activité de peintre.

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Activité que je pratiquais bien avant d’être psychiatre! D’ailleurs, pourquoi psychiatre alors que j’avais des facilités en peinture? Je n’ai jamais pensé en faire un métier… et pour la psychiatrie, je dirais qu’il s’agit d’un hasard… Un ratage que j’ai orchestré d’une certaine manière (rires) et qui m’a bien réussi puisque cela m’a amené notamment du côté de Lille où j’ai pu rencontrer ma femme !

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Ma femme est brésilienne, de Belem et faisait à Lille un stage en psychologie. Une rencontre fortuite qui a fonctionné tout de suite entre nous deux.

 

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Et pourquoi nous nous sommes installés à Bordeaux? Nous avions vécu un an à Rio et en rentrant en France, nous cherchions à nous installer dans une grande ville dans le Sud de la France. A Bordeaux une place à l’hôpital était disponible et j’ai donc commencé comme assistant des hôpitaux.

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Parlons de ton art Stéphane. Que dis-tu de tes créations à quelqu’un qui ne les a jamais vues ?

Je peins,

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et, depuis peu, je m’essaie également à la sculpture…

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Je peins à l’acrylique ou à l’encre de Chine parce que c’est plus fluide et le geste est rapide. Je sculpte maintenant aussi le bronze en parfait autodidacte. Je ne suis pas un coloriste dans ma démarche. Je ne mélange pas les couleurs ou peu. Je n’ai jamais appris. J’ai simplement une prédisposition pour le dessin et pour capter les choses. Je découvre mes « techniques » par moi même. J’ai cette chance de ne pas être encombré par des références et des barrières et j’en fais une force. Pas de principe, pas de concept, pas de technique. Je suis libre. On peut dire que je suis un peintre hors concept. Je raconte l’histoire après coup par instinct. Je conceptualise après coup… Je réfléchis quand même hein ! (rire) Mais je me laisse aller en toute liberté.

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Dis-nous Stéphane, quel a été le parcours qui t’as forgé en tant qu’artiste ?

Je peins depuis tout petit. Pour la petite histoire, j’ai un grand père qui était lui aussi médecin et qui peignait. C’était pour lui un violon d’Ingres, un loisir. Il avait une pratique d’aquarelliste spontanée. Il avait un petit talent qui n’a jamais été exploité en dehors du cercle familial et amical. Bien dommage car il était vraiment très doué. Je le respectais profondément. Il était mon modèle. Ce phénomène d’identification doit certainement être une des explications de mon attirance pour la peinture. Il se trouve que j’ai eu la chance d’avoir des dispositions pour continuer. A l’école je faisais des dessins humoristiques pour faire rire des copains et plus tard dans des journaux. J’ai cette capacité à capter une scène et la restituer pour faire rire les gens…
Nous sommes traversés par tout un tas de pulsions qu’il faut bien utiliser pour les satisfaire et la peinture est le moyen que j’ai trouvé pour les assouvir. L’art est un formidable réceptacle, un catalyseur de pulsions qui les détourne et m’apporte satisfaction.

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C’est passionnant tout ça Stéphane! Et selon toi, ta vie et ses étapes influencent-t-elles ton art et de quelle manière ?

Je ne peins plus comme je peignais il y a 20 ans c’est certain. J’ai évolué dans ma peinture comme dans ma vie d’ailleurs.

Et peux-tu nous dire quel est le point de départ d’un tableau, la genèse d’une œuvre ?

Il faut faire surgir un regard. Interpeller le spectateur avec une force vivante, puissante et mystérieuse à la fois. C’est évident lorsque je représente un être vivant. Cela l’est moins lorsque le tableau est abstrait.

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Le travail, lorsqu’il est plus figuratif, est un peu anticipé certes, quoique. Mais lorsque je fais de la peinture plus abstraite, je suis plus dans le flou au point de démarrage.

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Mais en règle générale, ce n’est pas moi qui suis aux commandes mais plus le tableau qui me prend la main, le corps et m’entraîne. Il y a quelque chose, une alchimie qui se passe en moi et que je ne maîtrise pas. C’est l’instinct ou le « duende » en Flamenco, un effet de surprise, du hasard. Je m’extrais de l’idée que je peins… Il y a quelque chose de presque autistique même. Je m’extrais et je suis pris dans une bulle pour être dans une certaine jouissance artistique. Je ne sais pas ce qui va sortir vraiment.

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Cela m’arrive de jeter de l’encre de chine ou de l’acrylique, et à partir de là, je suis mon instinct sans penser. Un instinct orienté à partir d’une réflexion personnelle.
D’ailleurs, je peux dire qu’il y a des connections entre la peinture et la psychanalyse. En effet, l’un des préceptes de Freud est qu’il faut oublier tout ce que l’on sait lorsque vous allez voir vos patients. Ne pas s’asseoir sur nos concepts et tout ce que l’on a appris. Et dès que le patient commence à parler, directement se dire : « je sais », c’est ça, je l’ai appris ! Sans vraiment allez au fond, et au risque de passer à côté du réel problème… Et bien la peinture, c’est cela aussi, ne penser à aucun concept. Arriver comme un naïf devant la toile. Il faut savoir se faire surprendre et prendre des  « risques » pour ne pas étouffer la peinture. Ainsi, si vous laisser sortir cette part de jaillissement, c’est souvent là que l’on sort le meilleur tableau.

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Dis-nous, lequel de tes tableaux préfères-tu ?

Oui, il y en 3 ou 4 que je grade en mémoire… Notamment un tableau très abstrait d’un cercle ouvert… C’est un condensé du vide qui est là, tu vois un paradoxe !!…

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Ce cercle se suffit à lui-même tout en pointant quelque chose qui n’est pas là mais qui serait quand même là… Un tableau très abstrait avec une grande force. C’est mon premier grand format, et aussi la couverture du premier livre de ma femme.

Il est d’une simplicité absolue mais cela rejoint plutôt les calligraphies chinoises. Il marque un style et fait coupure dans mes œuvres car avant lui je ne faisais pas de grands formats, je ne faisais quasiment pas d’abstrait…

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Tiens, Stéphane, avec quel artiste d’hier aurais-tu aimé t’entretenir ? Et pourquoi ?

Je pense que j’aurais aimé rencontrer Goya. Il avait une peinture qui traduisait une force tragique justement, qui est spectaculaire même plusieurs siècles après. J’aurais aimé rencontrer Le Caravage aussi. Parce qu’il y a également une puissance tragique qui est à l’œuvre dans ses toiles…avec des tons foncés comme j’aime…

Et parmi tes contemporains alors ?

Soulages. Il est de Rodez. C’est un des monuments français de la peinture contemporaine, qui travaille l’abstraction à partir d’un ton de noir bien spécifique et qu’il a lui-même nommé « l’Outre-Noir ». C’est le « noir Soulages »…
Et Miquel Barcelo, qui est un peintre catalan. Il a peint la tauromachie d’ailleurs et a une peinture très énergique qui met beaucoup le corps en jeu. Il fait des tableaux grands formats. Il a peint la coupole de l’ONU aussi.

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D’ailleurs, dis-nous, est-ce qu’il y a des peintres qui ont influencés ta manière de peindre?

Quand j’étais petit j’aimais Picasso… Je n’étais pas très cultivé en peinture et c’était Picasso qui était connu (rires)
Mais si je dois parler d’un mentor, je dirais alors mon grand-père évidemment… Allez, Picasso à la hauteur de mon grand-père! (rires)

Peux-tu nous citer un tableau que tu rêverais de voir en vrai ? Pourquoi ce tableau ?

Puisque je viens de parler de Picasso, je dirais que j’aimerais voir Guernica.
D’ailleurs, en hommage aux victimes de l’attentat du Bataclan, j’ai fait une interprétation de ce célèbre tableau, que vous pouvez aller voir sur ma page Facebook «Daure Stéphane».

Selon toi, à partir de quel moment un peintre, devient un artiste ?

C’est pour moi une question essentielle et prépondérante, qui a encore une fois un lien avec ma pratique de la psychanalyse.
En effet, pour le statut d’artiste, si on ne fait pas d’écoles d’Arts et si l’on n’a pas de diplôme qui l’atteste, on est plus difficilement reconnu en tant que tel. Eh bien c’est la même chose pour le statut de psychanalyste. Il n’y a pas de diplôme universitaire qui atteste et valide vos compétences. Le psychanalyste fait sa propre psychanalyse, fait son chemin, et à partir d’un certain moment, comme disait Lacan, « il s’autorise de lui-même ». Cette activité ne se valide donc que par les effets que cela produit sur les patients, et le bouche-à-oreille peut faire le reste. Pour l’artiste, en dehors de ces diplômes des Beaux-Arts ou d’autres écoles d’Arts, il n’y a pas de certifications de ses compétences. Ce ne sont que les reconnaissances, le perçu des œuvres par les gens, les effets que cela produira sur eux, qui attesterons du statut d’artiste finalement…

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Pour ma part, j’ai mis longtemps à accepter l’idée que je pouvais être peintre, « artiste » en tant que tel. J’avais une certaine facilité de création, c’est certain, que j’ai exploité. Mais pour moi ce n’était pas très sérieux… Artiste, je l’étais au fond de moi, mais par fausse modestie, je ne me sentais pas spécialement au niveau de l’Artiste. Il faut avouer que secrètement, j’avais l’envie d’être reconnu comme Artiste.
Le statut d’Artiste, c’est une place inconfortable, pas toujours très facile à assumer et qui n’est jamais assurée tout à fait puisqu’elle dépend de la reconnaissance et de l’appréciation de l’autre. On passe de l’ombre à la lumière et l’on s’expose à la critique.

Et donc comme tu es un Artiste reconnu, tu as fais des expositions de tes oeuvres, alors dis-nous, quel est ton plus fort souvenir?

A la maison du Brésil à Paris, qui est un bâtiment entièrement réalisé par Le Corbusier. L’amphithéâtre de couleurs vives est assez spectaculaire… Très « Le Corbusier »… J’ai eu la chance de pouvoir y faire une exposition en mai 2017. J’ai eu une grande satisfaction d’ailleurs, lorsque le directeur de la maison du Brésil m’a fait remarquer que mes toiles étaient tout à fait adaptées aux lieux, par la géométrie, la position dans l’espace, la couleur… Il s’agissait selon lui d’une des expositions les plus réussies qu’il ait pu faire. Cela est toujours très flatteur et apporte grande satisfaction!

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Stéphane, on dit toujours que derrière chaque grand homme il y a une femme… Alors qu’en penses-tu ?

Oui, tout à fait, c’est vrai! J’ai été content d’apprendre que Soulages aussi travaille beaucoup avec sa femme ! (rire) Ma femme a une part très active dans ma peinture.

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Effectivement, si je peins, ma femme Ivy m’encourage, structure, me sort de mon confort et me pousse à me dépasser.

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Lorsque je peins, la présence d’Ivy est souhaitable pour vérifier et avoir un regard extérieur. Elle est mon témoin privilégié, et je règle ma peinture selon son regard. Une remarque, et je repars au combat. Le talent c’est une chose, mais il faut tout de même être aiguillonné. Je reconnais qu’Ivy remplit très bien ce rôle… même si cela pique parfois un peu !! (Rires) Après, son avis ne suffit pas forcément systématiquement et je peux avoir le dernier mot (ahaha) Il y a une seconde chose qui me pousse, c’est mon analyse.

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Parlons un peu technique. Quels sont tes supports et techniques préférées ?

La grande toile d’1 mètre 50 à 2 mètres. Je commence à m’essayer à faire de la sculpture en bronze.
D’ailleurs, tes toiles sont souvent de grandes dimensions. Pourquoi cette préférence pour le grand format ?
Cela permet d’être et de rentrer dans la toile. Au sens propre comme au sens figuré. Cela facilite le fait de ne pas penser que je peins, d’œuvrer vraiment sans trop de contrôle.

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Artistiquement parlant, y a-t-il un rêve que tu n’as pas encore réalisé ?

Oui, par exemple, j’aimerais faire une performance en étant invité par les arènes de Séville ou Madrid et faire une installation au milieu de l’arène… Mais sans le taureau hein! (rire).

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Et rencontrer Soulages et Miquel Barcelo aussi me comblerait !

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Stéphane, Une cause qui te tient à cœur en particulier?

La cause analytique. La psychanalyse. Défendre la progression du discours analytique qui est comme l’art, c’est-à-dire, une bulle d’oxygène dans ce monde où l’on est contrôlé de partout. On nous dit tout le temps ce qu’il faut faire et ne pas faire et comment le faire… La Liberté de penser, de créer, d’avoir des idées différentes, de sortir des cadres tout en les respectant… C’est une respiration dans le monde. Elle est d’ailleurs souvent attaquée par des gens qui n’aiment pas trop cela, comme dans les pays où il y a la dictature par exemple…

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Côté expo, as-tu fais beaucoup d’interventions en France ? …A quand l’étranger?

A Paris, Biarritz, Béziers, Lyon, Dax, Bordeaux… etc et pour l’étranger peut-être à Rio en 2018 et pourquoi pas New-York…

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Tu as des projets à venir? C’est quoi ton actu ?

Justement, un vernissage fin 2017 à Bordeaux où j’aurai grand plaisir de vous accueillir ! 😃

D’ailleurs, restez bien connecté sur le blog « My Bordeaux City Guide » car Céline vous donnera toutes les informations pour venir me rencontrer et découvrir mes oeuvres, via sa page Facebook et son compte Instagram …Et puis il y aura aussi une expo à Lyon.

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Pour se faire une idée de ta personnalité de façon plus générale, j’aimerais te poser quelques questions un peu naïves… 😉 Donc, si tu étais sur une île déserte, tu emporterais…

-Quel film ?
Pulp Fiction. Il m’a donné une claque ce film… Il tranchait vraiment!

-Quelle musique ?
Les meilleurs titres du brésilien Chico BUARQUE (cliquez ici pour écouter son titre le plus connu et laissez le jouer tout en lisant l’interview 😉 )

-Quel objet ?
Un gros morceau de terre glaise pour me faire un personnage pour ne pas être seul …haha 😄

-Lequel de tes tableaux ?
Le cercle ouvert dont je parlais tout à l’heure

-Quelqu’un ?
Après réflexion, finalement seul quand même car à deux, c’est horrible si tu te frittes, ça peut vite être l’enfer 😄hahaha

 

Ahaha, je suis bien d’accord avec toi en effet! 😁
Et sinon, un voyage que tu aimerais faire ?

Le Canada, pour voir les grands espaces et les paysages sauvages.

Quelles étaient tes ambitions d’enfant pour ta vie d’adulte ?

J’aurais aimé être célèbre… Mais je ne savais pas trop dans quel domaine… Je me souviens avoir vu un reportage à la gloire de Pelé quand j’avais 11 ans et quand tu es petit tu t’identifies. Je me souviens être sorti aussitôt dans le jardin, avoir shooté dans le ballon pour marquer un but et je me suis dit : « Un jour je serai Pelé » hahaha 😁 !! Bon, finalement, cela n’arrivera pas, je ne ressemble pas à Pelé haha !😄

Et Bordeaux ? Parlons de Bordeaux en effet, pour les lecteurs de mon blog et tous les « Bordeauxphiles », comment définirais-tu notre ville ?

Je m’y sens bien.

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Nous y avons fait notre nid et notre réseau. C’est différent des villes de la méditerranée d’où je suis originaire, c’est vrai. C’est moins spontané dans la relation à l’autre, mais très profond une fois la première étape passée. C’est une ville magnifique qui s’embellit de plus en plus et l’on s’y sent vraiment bien.

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Mes endroits préférés à Bordeaux et dans notre région, j’en ai beaucoup mais j’ai une attirance particulière pour quartier des Chartrons qui est un village dans la ville. J’aime l’ambiance.

… Et puis le Bar à Vin du CIVB est un endroit très agréable pour un moment entre amis.

Tu aurais bon plan à nous recommander ?

Un restaurant par exemple. Chez mon ami Julien Cruèges évidemment !!

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Julien et Myriam sont des gens sympathiques. Ils sont accueillants et en plus de cela on y mange divinement bien.

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Et d’ailleurs, si des amis viennent en vacances chez toi quelques jours, où les emmènerais-tu ?

J’irai à Saint Emilion pour visiter le village et déguster du vin dans un château environnant.
Evidemment, sur la Dune du Pyla qui est assez unique et pour la vue panoramique splendide sur tout le Bassin d’Arcachon.

Je les emmènerais sur les quais et dans le centre historique de Bordeaux qui invitent tant à la balade… Les quartiers Saint Pierre, Saint Michel…

Pour le côté champêtre, j’irais dans l’entre-deux Mers et enfin pour le culturel je leur montrerai la Base Sous-marine.

 

Parfait tout cela Stéphane ! !
J’aime beaucoup ton Art! Et d’ailleurs, si je veux le voir et/ou acheter une de tes œuvres, ou bien si je souhaite te contacter ? Tu peux nous donner tes infos ?

Vous pouvez me suivre et me contacter sur ma page Facebook et mon compte Instagram « stéphane Daure ». Je suis également joignable par mail : stedaure@gmail.com.
Et surtout venez aussi me rencontrer lors de mon vernissage à Bordeaux en fin d’année 2017!  😊

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Merci Stéphane!! Allez, un dernier petit mot à nos lecteurs ?

Ce fut un plaisir pour moi de discuter avec toi pour conceptualiser et réfléchir au travail que j’ai fait. Cela est toujours très agréable de parler de sa passion ! Je serais très heureux de vous rencontrer sur une de mes prochaines expos et de vous expliquer mon travail de peinture et de sculpture. Merci à vous pour l’intérêt que vous m’avez porté lors de cette interview et merci Céline pour cet agréable moment ! ☺️

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